Dispositif de partenariat avec les Suds

JEAI : Intensification agroÉcologique de la PROduction d’IGnamE et autres cultures vivrières en Côte d’Ivoire (IE-PRODIGE)

Pays : Côte d'Ivoire

Région : Afrique de l'Ouest et Centrale

Année de création : 2016

Fin de soutien IRD : 2019

Objectifs scientifiques et projet de recherche

Assurer la sécurité alimentaire et améliorer les revenus des paysans en Afrique subsaharienne passe par l’innovation dans les systèmes de production agricole dans un contexte de changements climatiques et de mutations socio-économiques. C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet "Intensification agro-écologique de la production d’igname en Côte d’Ivoire". Il s’intéressera à l’amélioration de la production d’igname principalement et du plantain en second, deux denrées alimentaires de première importance en Côte d’Ivoire ; les zones agro-écologiques concernées étant celles de transition forêt-savane. L’innovation se basera sur une approche agro-écologique qui vise à intensifier les processus écologiques qui interviennent dans le système sol-plante mais également à l'échelle de la parcelle agricole et du paysage au cours des rotations jachère-culture. Au centre de la Côte d’Ivoire, les précédents culturaux les plus courants sont les jachères naturelles à Chromoleana odorata (Astéracée) qui demandent une longue durée (5 ans et plus) avant d’être mise en culture ; ceci n’est plus compatible avec la demande croissante en terres. L’utilisation des légumineuses annuelles ou pluriannuelles préconisée par le passé en culture pure pour réduire cette durée, reste timide dans biens des régions à cause du temps de travail supplémentaire engendré par l’entretien des parcelles. Une des solutions proposées serait de faire coexister dans les jachères l’espèce C. odorata , connue pour améliorer la disponibilité du phosphore et des légumineuses (buissonnante ou lianescente) qui auraient l'avantage d’améliorer la disponibilité de l’azote. La compatibilité entre ces légumineuses et C. odorata élimine le temps de travail d’entretien redouté par les paysans. Elles peuvent également offrir d'autres services tels que la production de graines riches en protéines, valorisables dans la fabrication d’aliments d'élevage, ouvrant ainsi la voie à l’intégration agriculture-élevage. L'objectif de ce projet est donc de mettre au point un système innovant de jachère plus profitable et facilement adoptable par les paysans. Il se déroulera dans le cadre d’une plateforme d’innovation agronomique. Les expérimentations font suite à une étude préliminaire trop courte (2 années) mais encourageante avec l’espèce C. cajan, sur trois sites et ne portant que sur quelques paramètres chimiques du sol. Elles de feront cette fois sur le moyen terme, 4 années, durée de vie de C. cajan et durée minimum des jachères naturelles dans la région et sur cinq sites. Elles permettront de tester des hypothèses sur le fonctionnement physicochimiques, biologiques et microbiologiques du sol dans ces systèmes de jachère naturelle et anthropisée qui seront remises en culture au bout de 2, 3 et 4 ans et la réponse des cultures d’igname et de plantain. Les résultats attendus sont scientifique, éducatif, socio-économique et environnemental. Ce projet contribuera au renforcement d’une équipe de chercheurs spécialisés dans l’intensification écologique du sol (ce qui manque en Côte d’Ivoire), à la mise en route de la nouvelle Unité de Recherche "Gestion Durable des Sols" à l’Université Nangui Abrogoua et à la création d’une plateforme d’innovation "Légumineuse-Igname-Plantain". L’adéquation entre la thématique du projet et celle du partenaire du Nord, l’UMR Eco&Sols à travers le LMI IESOL, sera le gage d’un partenariat durable.

Unités IRD impliquées

  • Département Ecologie, biodiversité et fonctionnement des écosystèmescontinentaux (ECOBIO)

Institutions membres

UNA : Université Nangui Abrogoua

Responsable(s)

x

Correspondant

X

Disciplines scientifiques

Sciences de la Terre et de l'univers, espace

Thématiques de recherche

Le projet se déroulera selon une approche participative en trois grandes phases : la mise en place et l'animation d’une plateforme d’innovation agricole (associant les acteurs du secteur agricole et de l’environnement); les expérimentations à proprement parler et enfin l’évaluation socio-économique et la dissémination des résultats de recherche. a - Mise en place et animation de la plateforme b - Expérimentations c - Evaluation socio économique et restitution et vulgarisation des résultats.

Département scientifique Structure Implication
Département Ecologie, biodiversité et fonctionnement des écosystèmescontinentaux (ECOBIO) ECO&SOLS Porteuses principales